Classement Livraddict

Classement Livraddict, Fin juin 2013

Classement Livraddict, Fin juin 2013

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Chronique Paris Match

De nouveau, une chronique de Philippe Legrand sur ParisMatch.com :

http://www.parismatch.com/Chroniques/Art-de-vivre/Une-famille-formidable-518819

Sous sa plume vient de naître un livre, inspiré par ses expéditions rares, «La Tourmente du Serpent» (ILV Edition). Avec une maîtrise des émotions, des ambiances, Sébastien fait apparaître au fil des pages les personnages qui semblent sortir de l’ouvrage pour saluer le lecteur et l’embarquer dans cette saga haletante. Le premier thriller amazonien dans les romans à suspens.

Philippe Legrand – ParisMatch.com


Polar de l’été, Roman de l’été

Aller on y croit ! Pourquoi pas moi !
Cette année, c’est « Balancé dans les cordes », j’attends simplement mon tour

Futur Polar de l'été

Futur Polar de l’été


Merci pour ce bon départ !

Classement Babelio cette semaine

Classement Babelio cette semaine


Mumu

Je me suis déjà étendu sur les plaisirs culinaires que l’on peut espérer découvrir dans les Highlands de la Papouasie. Il y a ceux que l’on est obligé de tolérer si l’on ne veut pas mourir de faim, ceux dont la seule mention fait sauter de joie, mais je n’avais pas abordé ceux dont on se méfie…

Chez les Huli, comme dans beaucoup d’autres groupes ethniques de Papouasie, le cochon est un symbole plus qu’un animal que l’on élève. Son importance va bien au-delà des protéines qu’il peut apporter dans une régime alimentaire ; l’économie et la vie sociale de clans tourne autour de cette richesse à quatre pattes. Les cochons que l’on possèdent sont l’indicateur de son importance sociale… et le seul moyen de pouvoir se marier. En conséquence, on ne mange pas souvent de cochon dans les clans Huli, ce serait comme essayer de vivre en mangeant l’argent que l’on garde à la banque, ce serait ridicule !

Donc, les rares fois (durant de grandes occasions) où l’on sait que l’on va manger du cochon, tout le monde est très excité et attend sa part avec impatience… sauf les anthropologues. Je sais qu’en tant qu’anthropologue, je devais me soumettre poliment afin de ne vexer personne. Le problème n’est pas que je n’aimais pas le cochon (j’adore), mais plutôt l’inquiétude pour ma santé face à la cuisson du cochon  : le Mumu.

Cochon prêt pour le Mumu

Cochon prêt pour le Mumu

Le Mumu est la manière, très ritualisée, de cuire les cochons. Tout d’abord, ceux-ci sont tués d’un coup de bûche sur le crâne. Ils sont ensuite jetés dans les flammes afin de griller tous les poils, quelques minutes durant lesquelles le sang sous la peau est coagulé/cuit. Ensuite seulement les cochons sont vidés de leurs organes. Cela, d’un point de vue occidental, n’est déjà pas très sain, mais le cuisson en Mumu n’arrange pas le problème. Le Mumu est un four en terre (non, pas « de » terre). Un large trou est creusé, des pierres chauffées dans un feu sont jetées au fond puis couvertes de feuilles de bananier et de fougères. La viande, après un découpage précis et méticuleux est ensuite déposée sur ce tapis végétal, couverte par une nouvelle couche de feuilles et fougères, pierres chaudes, le tout finalement recouvert de terre… durant environ 1h30. La viande est à moitié cuite.

Les feuilles sont déposées sur la viande

Les feuilles sont déposées sur la viande

Donc que fait l’anthropologue (qui n’a pas envie de voir les jours suivant une fête passer plié en deux en se tenant le ventre) lorsqu’on lui tend un large morceaux juteux de viande avec un grand sourire ? Et bien, il l’emballe dans une feuille de bananier, donne une excuse et ramène le tout chez lui pour recuire la viande en plus petits morceaux directement à la flamme… et jamais on ne demande au cuisinier de servir la viande légèrement rosée, le consensus dans ce cas, c’est « carbonisée ». C’est vrai que l’on pourrait tout simplement faire l’impasse sur la viande, mais les protéines fraîches sont trop rares pour être ignorées, et quand on a faim, on ne fait pas la fine bouche.


La musique chez les Huli

Un aspect culturel que je n’ai absolument pas abordé dans mon roman est celui de la musique dans les clans Huli. Même si effectivement la musique n’est pas l’aspect le plus important de la vie de Huli, elle est néanmoins très présente, discrètement il est vrai au quotidien. Quelques instruments sont traditionnellement fabriqués : le tambour qui rythme les danses lors de fêtes ou de cérémonies, la flûte qui accompagne les habits traditionnels de tous les hommes et une sorte de guimbarde taillée dans une lame de bambou. De tous les instruments, la voix reste le plus important, les chants Huli. Ceux-ci sont intense et diversifiés, racontent des histoires, des légendes ou la vie d’une personne. On chante pour célébrer ou pour dire quelque chose simplement.

Bien évidemment, celui que l’on voit et entend le plus est la flûte, il est fréquent que les homes s’assoient pour discuter, la flûte à la main et tirent quelques notes à intervalles réguliers, entre deux idées échangées. Après tous ces mois passés dans la maison des hommes, c’est le soir que les chants s’élèvent le plus ou que les jeunes inventent de nouveaux airs sur une guimbarde. Comme il est relativement difficile d’expliquer la musique, l’écouter sera plus facile :

http://www.youtube.com/watch?v=C3x6D5lrTeQ

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Guerrier en tenue de fête

Afin que mes lecteurs puissent se rendre compte de l’incroyable richesse culturelle de Huli, j’ai pensé qu’une photo d’un guerrier Huli, prise lors d’une cérémonie célébrant la fin des hostilités entre deux clans (Pina et Musso), serait mieux que quelques centaines de mots. Les festivités après la tourmente :

Guerrier Huli

Guerrier Huli

Guerriers Huli

Guerriers Huli

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